J’ai la vie qui part en sucette. Frôler la crise cardiaque toutes les 5minutes, ce n’est pas fait pour moi. Et puis, je commence à en avoir marre de rafistoler le truc qui me sert de cœur à coup de fous rires excessifs, qui d’ailleurs réveillent mes douleurs au coccyx, de regards langoureux, qui me rendent aveugle, et de sucettes en forme de cœur, qui me rendent la langue toute rouge.
Faut croire que j’ai le don pour me mettre dans des situations pas croyables qui en feraient fuir un pot de nutella. Ouais, faut croire.
Au lycée, autour de moi, il est question de garçons, et t’as fait ton devoir en espagnol, et je te dis que t’es n’amoureuseuh, donne moi un malabar, vas te faire foutre un œuf, Céline c’est ma copine, de toute façon toi t’es encore vierge, et pis d’abord je l’ai fait plus que toi, et Cynthia j’adore ta jupe, j’aime Céline, Marie t’es jolie avec une sucette dans la bouche, et on chante Pokémon, arrêteuhh, maiheuuu tu m’as fait mal aux abdos, ou encore Estelle t’as pas un
malabar…
J’ai l’impression d’être en primaire. Je les aime ces gens mais au secours quoi !
*Et puis quoi encore ? Batman qui fait de la marelle ?
Ouais, ben ta gueule la conscience.
Et ton Lui*, quand est-ce que tu vas ouvrir les yeux sur son cas ?T’en as pas marre de te mettre du nutella dans les yeux ? Et de te débrancher le cerveau pour ne pas y penser ?
Et toi, dans « ta gueule », qu’est-ce que tu comprends pas ?*
Je ne reprends pas le jeu. Enfin, je crois. En fait, j’en sais rien. Là, je m’ennuie. J’ai mon beau Harry Potter et les reliques de la mort mais j’ai le cœur ailleurs. Une merveille comme ça, ça se déguste, ça se délecte comme une belle chanson.
J’espère tout de même (bah oui hein) que vous allez bien, que la vie tourne rond et pas triangulaire pour vous, que vos pâtes sont pas pestiférés de vers de terre, que vous avez encore vos quatre yeux…La vie est belle quoi !
[ Fais moi la peau* ]
Ma tête me fait mal, au point d’avoir l’impression d’être au bord de cet immense gouffre vêtue d’une légère robe noire. Je tourne, tourne, tourne et tourne les cheveux au vent, le cœur aux étoiles et l’âme empourprée par ma ration habituelle de sucettes. L’envie de tomber me prend violemment, contrastant avec l’envie de voler jusqu’à en perdre mes ailes. Ma peau me pique comme si elle se faisait fouetter par un mystérieux sentiment. Mes jambes chancèlent sous la lourdeur de mes souvenirs colorés manquant, à plusieurs reprises, de m’effondrer dans ce vide longitudinal.
Tes bras daigneraient-ils me rattraper ou tout simplement me serrer pour faire disparaître cette ignoble vision ? Un baiser de tes si belles lèvres est-ce trop te demander ? Doux sadisme qu’est l’amour.
Ce gouffre, ce n’est pas toi qui l’as creusé. C’est moi toute seule. Et si seulement, tu savais le nombre de fois où il m’a menacé de son vide juste pour me voir souffrir, pleurer ou mourir l’espace d’une seconde. Peut être que là, et uniquement là, tu aurais levé les yeux sur ma personne. J’ai déjà essayé à maintes reprises de le remplir, que ce soit avec des copeaux de soleil, des branches d’étoiles, des futiles bouts de papier ou de mes sentiments, rien n’y fait. L’abîme est toujours aussi vide et aussi lugubre que mes yeux à cet instant précis.
Et que fais-je alors pour diluer mon tourment ? J’augmente ma dose de sucre en m’achetant, ou en demandant aux autres de me payer, des sucettes. Je mélange ma tristesse à ces fous rires, à ces sourires si magnifiques et des sous-entendus stupides. J’essaye de t’oublier, ou de te mettre de côté, avec cet autre Lui et ses regards explicites.
Et pourtant, ton emprise me hante… Je regrette toutes ces nuits, toutes ces heures passées dans tes bras. Et tes mains baladeuses qui réchauffaient ma peau par des frissons de plaisir. Et puis…ta pensée fait fuir mes mots.
Ma danse tournoyante me rapproche petit à petit de mon œuvre désertique. Un vent agressif déchire ma robe emportant, au passage, de fines bribes de ma peau. La douleur est là, cynique et hantée par le désir de me fracasser. Je sens déjà mes os se briser en mille morceaux et s’éparpiller dans ma chair fragile. Mes yeux aperçoivent déjà la terre buvant mon sang avec le fatidique dernier soupir. La fin est proche.
C’est étrange, je ressens le besoin de te sortir mes plus beaux mots que ce soit « glaçon » ou « nonobstant », mais rien ne conviendrait. Sauf, si tu aimes « Nonobstant, les glaçons ne sont pas fait de Nutella ». Certes, n’est ce pas ? Alors, oublions.
Tu vois. Il pleut. Non, bien entendu. Tu ne vois pas. Je suis pitoyable à pleurer légèrement en plein de cours de français. Mais il faut dire aussi que Don Juan est une pièce terriblement émouvante. Qu’on pende Molière.
[ C'est pas juste de devoir à chaque pause cacher ce qu'on a véritablement sur le coeur avec cette connasse de fausse joie. C'est pas juste de fondre en larmes en plein cours d'anglais. C'est pas juste d'en chier de cette façon juste pour écrire un sms qui serait la solution à mon tourment. c'est pas juste de me réfugier dans leurs bras pour me dire que tu me vois et que t'es jaloux. C'est pas juste de ne pas avoir envie d'aller à la plage en sachant qu'il ne sera pas là. C'est pas juste d'en chier comme ça à cause d'un être humain. ]
Et les gens. On arrête le jeu un moment. J'ai besoin d'appuyer sur le bouton pause. J'ai du boulot, des ami(e)s, ces deux abrutis, un roman à écrire et une famille à calmer. J'ai une vie quoi. Alors pour le moment, je m'excuse mais ça suffit. Ma vie est un bordel qui ferait fuir un pot de nutella.
[ Je ne referais pas le monde tout de suite, permettez ?* ]
Je suis ivre de toutes ces nuits où, collée à sa peau, je l’écoutais me murmurer des histoires. Je caressais son corps du bout des doigts pour aspirer les frissons qui le parcouraient. Ses mots se taisaient, indistincts, étouffés par le délice. Ses muscles, beaucoup plus développés qu’il y a un an, traçaient de belles courbes accentuant sa sensualité et son charme. Nos paradis sommeillaient dans ses yeux verts et j’apercevais des poussières d’étoiles égarées au fond de son regard. Ses tendres lèvres bien dessinées me donnaient envie de les manger en un long baiser langoureux. Je jubilais de savoir que cet Apollon était mien et que ses nuits étaient aussi les miennes.
Je suis remplie de toutes ces journées où nous nous baladions, main dans la main, à nous embrasser par-dessus un coca, à apprécier la nature serrés l’un contre l’autre, à respirer l’air glacial jusqu’à s’en brûler les poumons, à nous raconter notre année des émotions plein le cœur. Et quand on marchait en ville, moi me faisant draguer par tous les garçons, lui les regardant avec mépris mais aussi avec fierté. Pour le réconforter, je lui achetais une sucette à la fraise que nous partagions en nous gavant de quelques regards indignés. J’ai revu plein d’amis du CM2, qui, à ma grande surprise, m’ont reconnu. Ca fait toujours plaisir. Et quelques minutes par jour, j’étais auprès de ma bien aimée, une fleur à la main, à lui raconter tout ce qui me passait par la tête.
Mais revenons un peu en arrière : le jour J. A l’aéroport, c’était le vide intersidéral dans ma tête. Je n’arrivais pas à me dire que c’était la fin. Et puis, elle était là. Son magnifique cadeau à la main, un sourire timide sur les lèvres, les yeux cachés derrière ses longs cheveux noirs de chinoise. J’avais le tournis. Elle est resté jusqu’au bout avec moi, et quand il a fallu partir, c’était le déchirement. Je voulais demeurer dans ses bras. Une fois dans l’avion, son présent à la main, j’avais envie de pleurer. Mais l’étoile (ou le croissant) reflétait des paillettes dorées un peu partout, c’était…beau. Merci ma sœur, mon Etoile <3.
Mis à part cela, je suis dans le même lycée et la même classe que ma meilleure amie. Vu comme ça, ça fait chouette mais ça va être galère, mais… « Chut ma Puce, n’y pense pas. » Oui, je me tais.
Je n’aime pas la rentrée parce que je ne vois pas aussi souvent mon tendre mais j’aime la rentrée parce que ça me fait de nouveaux ami(e)s, surtout que, va savoir pour quoi, les garçons sont très câlins avec moi. Mais bon. Ouvre les yeux mon cœur, je n’aime que toi et si j’aie d’autres relations, ça sera juste pour me changer les idées…*soupir*
Elle était là. Assise sur le toit, l’esprit plongé dans son livre. On la devinait cajolé par la sérénité et son être resplendissait d’une splendeur incomparable. Sa peau brune était bercée par des reflets dorés où les rayons du soleil dansaient avec somptuosité. Ses longs et beaux cheveux noirs étaient coif fés en queue de cheval pour ne pas la gêner dans sa lecture. De jolies boucles lui caressaient tendrement la nuque, le vent les pénétrait et je les vis frémir sous l’attouchement léger de l’alizé. L’astre lumineux flattait ses paupières qui brillaient sous la majesté, comme si des copeaux de soleil s'y étaient perdus. Des morceaux infimes mais nombreux flamboyaient, accentuant ses yeux légèrement bridés.
Elle était là, belle et cruelle. Gracieuse et sadique. Divine et méchante. Elle me fit penser à une déesse égarée sur la Te rre n’ayant pas trouvé son ultime voie. Une déesse bannie du ciel à cause de sa beauté, les autres dieux l’auraient jeté des nuages par jalousie et par haine. Pourquoi donc était-elle aussi bel le, aussi majestueuse ? Voilà, l’unique question qui trottait dans leur tête avec frénésie. Je lisais dans son cœur qu’elle déguisait sa haine et sa peine sous un éternel sourire ironique.
Ses jolies forme s se dessinaient à merveille so us la petite robe noire qu’elle portait. Je m’égarai dans l’éc lat de ses jambes que je savais très douces. Emporté par une vague d’amour et d’excitation , je m’approchai d'elle pour la serrer dans mes bras. Lorsque ma peau se colla contre la sienne, un frisson me parcourut et elle me regarda droit dans les yeux, un magnifique sourire aux lèvres. Je l’embrassai amoureusement, nos langues se mêlèrent dans une danse passionnelle. Quand nous nous séparâmes, elle ria et dit « On fait la course jusqu’à ma chambre ! ». Ma belle se leva et courut rapidement, manquant plusieurs fois de s’étaler à cause de son éternel mangue d’équilibre et sa robe volait autour d’elle me laissant voir la finesse de ses cuisses. Mon regard se porta vers le ciel et je souris doucement...
Elle ne changera jamais.
[x. Sensible
J'ai le cœur qui s'emballe
Il envahit mon âme
Vous me manquez mes gens <3
[ Ne m’oublie pas* ]
Tout coeur qui n'est pas brisé n'est pas un coeur.
[ Frederic Beigbeder ]
[.x. I've been living with the shadow overhead
I've been sleeping with a cloud above my bed
I've been lonely for so long
Trapped in the past I just can't seem to move on .x.]
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J’avais cette boule au fond de la gorge. Celle qui empêche de penser correctement. Celle qui empêche de parler. Celle qui vous rappelle que le moment fatidique se rapproche dangereusement. Et pourtant. Cela fait 2 ans que je sais que ce jour viendrai. Je m’y étais préparé mais même. Ca fait toujours aussi mal.
Et puis. Ce faux espoir régnait. Il me murmurait que mon départ se repousserait comme par magie. Que je pourrais encore profiter. Et j’y ai cru aveuglement. Mon esprit a préféré se voiler la face plutôt que d’affronter la réalité. Oui, j’ai choisi d’oublier le temps pour ne plus me résigner. Oui, j’ai choisi de me cacher dans l’obscurité pour ne pas supporter un départ de plus. Et alors ? Qu’est ce que ça peut faire ?
Et puis. Les ténèbres se sont épuisées à me masquer. Et mes yeux ont deviné la Vie dans cet halo réaliste. Alors, il a fallu avoir le courage de croiser son regard et lui sourire. Toujours de ce sourire ironique. Ma cécité s’est essoufflée mais la Vie a été généreuse. Elle a estompé mes peurs
pour qu’ils n’empiètent pas sur les au revoirs.
Mais le bateau était déjà là. Prêt à partir. La foule se faisait de plus en plus dense. Et il a fallu. Les étreintes se multipliaient mais l’impression d’être impuissante subsistait. Et ce que je craignais à fini par arriver. Elle pleurait. Je voyais son beau visage s’enlaidir sous les larmes et la boule a explosé. D’un coup. J’ai surpris mes yeux à se perler et à se saler. Ce saleté de cœur a éclaté en milles morceaux sous la pression de mes émotions. Elles ont voltigé avec les gouttelettes de mer. Il ne pouvait pas me faire ça, c’était déjà trop dur.
A quoi cela a-t-il servit ? Juste à crever cette boule, à exploser la chose toute abîmée qui me sert de cœur et à pleurer plus que nécessaire.
Je ne suis pas doué pour dire au revoir. Parce que mes mots sont emprisonnés sur mon estomac et là, seulement maintenant, ils m’é